Offre spéciale

À VENDRE

Le Conseil d‘Administration a le plaisir de vous proposer, à titre exceptionnel, une œuvre de Valérie Belin. Le produit de cette vente s’ajoutera à vos cotisations et permettra d‘alimenter notre mécénat de la MEP.

Valérie Belin est une artiste plasticienne et photographe française. Après des études d’art et de philosophie, elle expose sa première série de photographies en 1995 au festival le Printemps de Cahors. Artiste reconnue, elle occupe, depuis janvier 2024, le fauteuil VI de la section de photographie de l’Académie des beaux-arts.

Son travail a été exposé à de nombreuses reprises, aussi bien en France qu’à l’étranger : à la Bibliothèque nationale de France, au Musée national d’art moderne (Centre Pompidou), à la Maison européenne de la photographie, au musée d’art moderne de Paris, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, au musée d’Art moderne de San Francisco (SFMOMA), au musée J. Paul Getty à Los Angeles, à l’International Center for Photography (ICP) à New York…

Ses œuvres font désormais partie des collections de ces institutions et de nombreuses collections privées.

La photographie proposée fait partie de la série des Miroirs de Venise, qu’elle réalise en 1997. Elle est caractéristique de ses premiers travaux, dans lesquels elle explore à la fois la toute-puissance de ses sujets et leur dématérialisation.

Valérie l’a offert aux Amis de la MEP en 2008. L’image fait 59x47cm et, encadrée, elle mesure 92×77 cm. Elle date de 1997 et le tirage, gélatino-argentique, a été fait à la main en 2008, chez Picto. Elle appartient à la série Venise II, mais n’a pas de titre.

Voici comment Valérie la présente :

Les photographies de miroirs vénitiens ont été réalisées à Murano en 1997 dans l’espace d’exposition de l’un des derniers miroitiers de tradition vénitienne.

Cette série de cinq images constitue l’aboutissement d’une recherche cristallisée depuis 1994 sur la photographie d’objets en verre et en métal, dont l’enjeu principal était d’éviter l’anecdote de la forme, et pénétrer ainsi au cœur des choses, en réalisant une véritable symbiose entre l’essence lumineuse des objets et la logique du médium lui-même.

Ainsi les photographies des miroirs sont-elles moins « des photographies d’objets » que leur spectre lumineux – fixation sur une surface sensible de la lumière renvoyée par leur corps.

L’objet miroir, sans naïveté aucune, est aussi présent dans ses dimensions évocatoires de perte, d’éphémère et d’absence. Ainsi cet objet narcissique ne reflète-t-il que lui-même, à l’infini, jusqu’à s’annuler. C’est pour cela que l’on a pu parler à leur sujet de memento mori ou de vanités. Néanmoins, l’objet étant assujetti à un processus objectivation sans compromis, ou la représentation semble se retourner sur elle-même par trop d’insistance, le sujet philosophique qu’il statue est tenu à distance, désamorcé, dépouillé de son drame – il se dissout dans la photographie.

Les photographies des miroirs vénitiens semblent glisser entre deux niveaux de sens dans un mouvement qui jamais ne se stabilise, elles sont ce point de fragilité où la profondeur de l’allégorie rejoint la surface.

Si vous êtes intéressés, merci de nous écrire. Une réduction sur le prix de 30% sera appliquée pour les bienfaiteurs et une de 50% pour les mécènes de l’association et pour le Cercle des collectionneurs de la MEP.